ZEN  L’esprit du zen à Fukui

L’esprit du zen à Fukui

Souvent associé à un principe de sérénité et d’élégante simplicité, le mot « zen » est aujourd’hui utilisé dans toutes les langues de l’humanité. Le terme « Zen » vient du mot sanscrit « dhyana » qui peut signifier « méditation », « appaisement de l’esprit », « concentration » et « tranquilité ». Le bouddhisme zen est aujourd’hui séparé en deux branches distinctes : le zen de l’école Soto et le zen de l’école Rinzai. Le temple d’ Eiheiji dans la préfecture de Fukui est l’un des temples principaux de l’école Soto. De nombreux moines de cette obédience viennent de tout le Japon pour y parfaire leur pratique de la méditation. C’est un des sites sites spirituels majeurs du pays en même temps que l’un des principaux sites touristiques dans la région de Fukui.
L’un des aspects les plus connus du bouddhisme zen est la méditation « zazen » (la méditation zen assise les jambes croisées). Les temples d’Eiheiji et de Daianji proposent tous deux aux visiteurs de participer à des séances de zazen. Le temple d’Eiheiji s’est vu décerner deux étoiles dans l’édition japonaise du guide vert Michelin."

Le temple d’Eiheiji s’est vu décerner deux étoiles dans l’édition japonaise du guide vert Michelin.

Gastronomie et esprit zen

Les japonais nomment « shojin-ryori » la tradition culinaire inspirée par les préceptes du bouddhisme. A Fukui, la « cuisine des moines » s’est développée consécutivement à l’implantation de l’école Soto avec l’édification du temple d’Eiheij en 1244, au sein duquel elle fait partie intégrante des pratiques religieuses depuis lors. Le fondateur de l’école lui-même, Dogo Zenji, a édicté les principes de la cuisine monacale qu’il nomme « tenzo » dans un opuscule intitulé « Instructions concernant le tenzo » . Dans cet ouvrage mêlant considérations sur la préparation culinaire et l’état d’esprit qui doit l’inspirer, il affirme la nécessité de témoigner du plus grand respect à la fois pour les ingrédients utilisés et pour les personnes à qui le repas est destiné. Le respect sincère doit ainsi devenir l’expression de la gratitude envers toutes formes d’existence. Aisément applicable aujourd’hui dans tous les compartiments de la vie quotidienne, il n’est guère surprenant que cet état d’esprit imprègne très généralement les moeurs et les manières à table des japonais.

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    “Shojin-ryori”, la cuisine végétarienne au temple d’Eiheiji

    Plusieurs restaurants autour du temple d’Eiheiji proposent au visiteur des menus inspirés par la cuisine monacale dont l’esprit zen est souvent considérée comme étant à l’origine de l’esprit de la cuisine japonaise moderne.

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    Goma-dofu

    Le goma-dofu est une pâte de grains de sésame broyés cuite dans l’eau et refroidie à la manière du tofu. Produit dans la région d’Eiheiji depuis des siècles, il est reconnu pour son exceptionnelle qualité. Pêtri à base de graines de premier choix et d’amidon de marante (arrow-root en anglais) dilués dans de l’eau claire des montagnes environnantes, le goma-dofu, de par la saveur riche et délicate du sésame et sa texture collante, offrent des sensations gustatives très satisfaisantes. Il s’accorde idéalement avec le miso.

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    Abura-age

    L’ abura-age, un met très populaire au Japon, est une pâte de lait de soja caillé frite. S’il est produit dans la totalité du Japon, l’abura-age de Fukui est souvent découpé en tranches plus épaisses. Mijoté dans un bouillon à base de sauce soja dont il absorbe la riche saveur, c’est un met simple mais absolument délicieux. C’est l’une des spécialités culinaires de la région de Fukui et un ingrédient incontournable des « nimono », les plats mijotés qui sont à la base de la cuisine traditionnelle et familiale du Japon, ou des « osuimono », les soupes claires sans ajout de miso.


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